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Le consensus citoyen n’a pas dérogé à ses habitudes, sous la présidence du Commissaire National à l'organisation, chargé de la politique générale, il vient de tenir sa quatrième université citoyenne, dont voici le communiqué final. COMMUNIQUE FINAL DE LA QUATRIEME UNIVERSITE CITOYENNE DU CONSENSUS CITOYEN AIX EN PROVENCE DU 13 AU 14 DECEMBRE 2008
Réunissant conjointement le consensus citoyen, le Congrès du Peuple et Sympathisants ce samedi 13 décembre et Dimanche 14 décembre 2008 en Aix-en Provence, la 4ème université citoyenne a mis au cœur de sa réflexion la question de l’élection présidentielle de 2009 et celle de la situation générale qui prévaut au Congo Brazzaville.
Les participants, analysant de manière conséquente la situation nationale relèvent :
1 - Au plan politique :
· L’absence de toute démocratie ; · Le chaos organisationnel des élections législatives de 2007 ; · Le fiasco des élections locales en 2008 par sa très faible participation, avec un taux inférieur à 10%.
2 - Au plan socio-économique, après 48 ans d’indépendance :
· le manque d’infrastructures adéquates ; · la dégradation du cadre scolaire ; · la très grande misère dans laquelle plonge la population ; · le très fort taux de mortalité lié au développement de maladies notamment endémiques.
Il ressort de cet état de fait un fossé entre les mandants et les mandataires qui traduit une grande crise de confiance.
Les participants expriment leur réprobation à ce sujet et, souhaitent y remédier par l’instauration d’un environnement politique plus serein.
Il résulte des conclusions des débats contradictoires sur les conditions devant garantir la transparence électorale à venir que, la faisabilité des dites élections est loin d’être assurée sur la base des conditions suivantes :
· la non maîtrise du corps électoral et la non exécution du recensement administratif ; · l’inexistence d’une base légale du corps électoral ; · l’inadaptation de la loi électorale de décembre 2001 ; · l’indisponibilité de la carte nationale d’identité ; · l’inégal accès des partis de l’opposition aux médias ; · l’absence d’une commission électorale indépendante ; · les dispositions constitutionnelles discriminatoires à l’égard de certains candidats potentiels.
Une élection, organisée dans ces conditions, risque de mettre à mal la relance du processus démocratique dans le pays. Aussi, dans un soucis d’apaisement, les participants se rallient à l’idée du dialogue.
Bien que proposé par le gouvernement, ce dialogue est le fruit d’une longue lutte de l’ensemble des forces vives de la République.
Il ne peut se résumer en un complot de leaders politiques dans un confessionnal de la primature.
Les participants, exigent du gouvernement la publication dans les meilleurs délais, d’un acte d’Etat convoquant ledit dialogue.
Ce dialogue attendu des populations, a pour vocation de réunir les partis politiques et associations tant de l’opposition que de la majorité présidentielle de manière à apporter l’apaisement nécessaire à pareil moment.
En conséquence, l’Université Citoyenne demande l’ouverture d’un dialogue franc et massif. Elle convie l’opposition à prendre ses responsabilités, à faire corpus et à s’unir pour participer à ce dialogue.
Sur le plan international, il persiste des crises : crise environnementale, crise alimentaire, crise économique, crise financière, etc.
L’Afrique est absente des grands débats internationaux. Le manque d’anticipation des conséquences de ces crises sur les populations africaines, fait preuve d’un défaut de clairvoyance des pouvoirs publics.
Les participants, constatent qu’à la veille de cette consultation électorale importante pour l’avenir de nos instituions républicaines et pour la démocratie, une recrudescence des arrestations arbitraires et des intimidations.
Compte tenu de ces observations, les participants stigmatisent les restrictions des libertés individuelles qui ne peuvent passer inaperçues. Par conséquent, ils demandent instamment la libération de tous les prisonniers d’opinion.
Fait à Aix en Provence, le 14 décembre 2008  Cicéron Massamba, Séraphin Mianfoutila, Marcel Guitoukoulou et André Patrick Tchissambou  Les participants à la fin des travaux |