Le Congrès du peuple tient sa session inaugurale
Créé le 4 février 2007, le Congrès du peuple, que dirige Marcel Guitoukoulou, a tenu ce lundi 28 mai 2007 à Brazzaville, sa session inaugurale sous la direction d'André Patrick Tchissambou, commissaire national chargé des relations extérieures et des nouvelles technologies, mandaté par le président national.
A l'issue des assises, ont été mis en place les instances dirigeantes du mouvement :
- un comité central (125 membres),
- un bureau politique (42 membres) et une commission permanente (20 membres).
Cette formation politique, qui se réclame du centre-gauche, a fondé son action sur le triptyque du rassemblement, de l'ouverture et de la rupture.
Le Congrès du peuple a exposé toutes ses ambitions dans un projet de société nommé « la responsabilisation ».
Ce parti politique entend lutter « contre l'exploitation de l'homme par l'homme, du Congolais par le Congolais ».
S'affirmant comme une « plateforme de renouveau politique », son action s'articule autour de trois axes : la réconciliation nationale véritable, le renouveau démocratique et la reconstruction du pays.
Réagissant sur l'actualité politique, André Patrick Tchissambou a indiqué : « Notre positionnement au centre de l'échiquier politique du pays ne peut nous empêcher de mêler nos voix à toutes les forces démocratiques nationales qui réclament avec vigueur un processus électoral transparent. C'est pourquoi, je suis favorable à un moratoire de six mois sur les élections législatives du 24 juin prochain ».
Le plénum des membres du Congrès du peuple, par la voix du commissaire national chargé des relations extérieures et des nouvelles technologies, a lancé un appel au chef de l'Etat : « Je demande à son excellence monsieur Denis Sassou N'Guesso, président de la République, chef du gouvernement, garant de la constitution de la paix et de l'unité nationale, de tenir sa promesse sur la recherche d'un consensus minimum opérationnel avec toutes les forces politiques du pays au sujet des élections. Je partage avec lui l'idée toute simple selon laquelle le Congo n'a plus besoin de violences. C'est une question d'honneur citoyenne et de dignité républicaine ».
Cette session inaugurale avait inscrit plusieurs points à l'ordre du jour, entre autres :
- l'examen et l'adoption des documents fondamentaux, - l'examen du programme annuel d'activités, - le budget exercice 2007 et le projet de société.
Roger Ngombé
Lu dans « Les Dépêches de Brazzaville » du 29/05/2007 |