Rechercher
Accueil
06-09-2010
S'Informer
Accueil
Actualité
Agenda
Communiqués de Presse
Interviews
Dossiers
Tribunes Libres
A propos du Congrès du peuple
Agrir avec le Congrès du Peuple
Téléchargements
Liens utiles
Nous contacter
Rechercher
Identification





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Syndication
Derniers articles
Lu pour vous dans la Griffe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-02-2008

Image
Dr Marcel Guitoukoulou
Marcel Guitoukoulou éclabousse la classe politique 

Le journal LA GRIFFE (hebdomadaire paraissant à Brazzaville) a publié dans sa dernière livraison une interview du Docteur Marcel GUIKOULOU, Président du Congrès du Peuple. Au centre de cette interview, les questions concernant le pouvoir de Brazzaville, la fragilisation de l’opposition, la stratégie de la diaspora contre le pouvoir de Brazzaville, l’affaire N’tumi, etc. Voici l’intégralité de cette interview.  

La Griffe : L’année 2007 est maintenant inscrite dans le registre du passé. Qu’est ce qui vous a beaucoup plus marqué au cours de celle-ci dans la gestion du Congo Brazzaville ?  

L’année 2007 s’est étiolée en laissant aux congolais l’impression du déjà vue, du déjà entendu. Plus rien ne les étonne. En plein 21e siècle, la langue de bois de ceux qui nous gouvernent n’a pris aucune ride. Comme au bon vieux temps du « Marxisme tropical », le mensonge au sommet de l’Etat est érigé en philosophie de gestion des affaires de la cité. Inexorablement, il tue le pays à petit feu.   

La paix, motif d’autosatisfaction du gouvernement, n’est d’anecdotique dans le département du Pool. Les disparus du beach hantent toujours le sommeil de nos gouvernants. Le « triomphe de la démocratie » avec la parodie électorale du 24 juin 2007, comme l’a claironné le Président de la République, n’est qu’un leurre. La « pompeuse municipalisation accélérée », témoins de la vitalité économique du pays, n’est en réalité qu’un moyen de blanchiment d’argent. Des sociétés écrans sont créées et gérées pour la circonstance par des parents et amis des dignitaires locaux. Les rares réalisations d’infrastructures comme l’aéroport de Pointe Noire et la route Brazzaville-Kinkala, sont le fait des financements extérieurs. Le Pays s’endette à tour de bras auprès de la Chine, ce, au prix d’une spoliation de ses ressources naturelles dont le pétrole. Les comptes étatiques sont constamment déficitaires, alors que le pétrole est bien vendu sur le marché international.  

Ces mensonges répétés ne sont plus supportables, sidèrent les populations et renvoient une image pitoyable de leurs auteurs. Les Congolaises et congolais qui, échines courbées au travail, produisent la richesse du pays méritent respect. Ils doivent connaître la vérité de la décrépitude du tissu social, économique, politique et culturel du pays. L’heure de la Rupture avec ce mensonge légendaire d’Etat est arrivée. Les « clochers de la république » que sont les Forces vives de la nation, la société civile, les artisans, les travailleurs, les diplômés sans emploi, la jeunesse oisive, sont ardemment priés d’en faire échos partout dans le pays. Encore une fois, le mensonge tue, vivons dans la vérité et bâtissons dans la vérité immuable.  

La Griffe : Après avoir réclamé en vain la mise en place d’une commission électorale indépendante, l’opposition ne semble plus prononcer un ut. Peut-on dire qu’elle est asphyxiée ?  

Le fondement même d’une opposition politique est de séduire le peuple par son projet alternatif. Faut-il encore qu’elle soit capable d’en dessiner les contours et de se trouver un leader charismatique. De ce point de vue, l’opposition congolaise dans sa configuration actuelle est loin de gagner le combat de la renaissance du Congo. Effectivement, on peut donc sans sourciller dire qu’elle est asphyxiée. Pour sauver le pays, la langue de bois n’est plus de mise. Le temps viendra pour les opposants congolais, de trouver les mots justes pour exorciser leurs maux, afin de guérir ceux du Congo. Ensemble, nous devons rechercher le levier du changement et la règle du vivre ensemble.  

La Griffe : Monsieur le Président, vous vouliez mettre en place une plate-forme politique au niveau de Paris et un gouvernement, dit-on, parallèle devait être formé pour mener à bien les actions de l’opposition externe contre le régime de Brazzaville. L’idée à t-elle fait mort-né, si oui : Pourquoi ? Si non : quel bilan faites-vous de cette plate-forme politique et quel est le reste de son calendrier ?  

L’idée n’a pas fait mort-né. Dans une déclaration publiée le 07 juillet 2007 à Paris, les participants ont annoncé la création du Conseil Représentatif de la Diaspora du Congo Brazzaville en France. Mission avait été confiée à un comité de pilotage et de supervision dont je fais partie de mettre en place des institutions. Au nombre desquelles figure un Gouvernement libre du Congo Brazzaville. Cette démarche n’est ni saugrenue, ni abandonnée. Mais, il faut un peu plus de temps et de recul. A ce jour, les consultations sont en cours avec toutes les énergies favorables à la double rénovation du pays et de son personnel politique. Nous travaillons pour une réelle rupture à la Congolaise. 

 Après le succès de la marche de protestation du 28 juillet 2007 contre la BNP-Paribas, pour son soutien actif aux prédateurs de la rente pétrolière congolaise, le « Conseil » s’est illustré dans l’opposition farouche à la présence du Président Denis SASSOU N’GUESSO au Forum mondial du développement durable. Sous son impulsion, sont organisés régulièrement dans la Diaspora des débats citoyens autour du renouveau congolais, connu sous l’appellation de « Samedi Républicain ». Nantes et Forcalquier ont déjà été à l’honneur. Londres est la prochaine étape.  

Comme vous le constatez, le « Conseil » s’installe désormais dans le rôle de rénovation de l’opposition politique congolaise. Il donne de la voix pour dénoncer les connivences d’intérêts des frères DUPONT de la politique nationale. Plus jamais ces Messieurs fussent-ils SASSOU, LISSOUBA, KOLELAS, YOMBHI, M’VOUBA et bien d’autres n’auront de monopole de tout et sur tous dans le pays. La rupture est son credo. « Congo ya Sika » est un rêve à matérialiser avec une génération politique aux mains non souillées de sang et de crimes économiques.  

La Griffe : Monsieur le Président, le manque d’un chef de l’opposition charismatique semble être le mal qui fragilise l’opposition congolaise. Quelle est la politique que compte exploiter la diaspora congolaise pour venir à bout de ce mal ?  

La Conférence de juin 2008, sera une chirurgie réparatrice pour l’opposition congolaise. Elle permettra un bilan après dix ans de lutte et, un an avant l’élection présidentielle. Le peuple a hâte de savoir s’il peut espérer une rupture, un changement, Congo ya sika dès 2009. Au sortir de cette conférence, les Forces de l’opposition Novatrice devraient être capables de se doter d’un projet mobilisateur d’énergies nouvelles. Une opposition en ordre de marche, n’aura alors aucun mal à se trouver un Général pour conduire le combat du changement. Un changement dans la rupture et non dans la continuité.   

La Griffe : Vivant loin des frontières congolaises, certains observateurs pensent que vos actions n’influencent pas la manière de gérer du pouvoir de Brazzaville. Qu’en dites-vous ?  

Nous laissons libre cours aux observations de chacun. Notre sentiment est différent. L’éloignement nous a permis jusqu’à maintenant de garder notre indépendance vis à vis des frères DUPONT de la politique congolaise. Nos contacts en occident sont également essentiels et déterminants pour la lutte interne des Forces congolaises pour la démocratie. Faut-il rappeler le rôle des Diasporas dans le monde au profit des guerres de libération nationale ? Le Général De GAULLE est de ce point de vue, l’exemple que le peuple congolais connaît le mieux.  

Nos engagements pour le Congo n’ont jamais souffert du spectre de la distance. C’est depuis la France que nous avons contribué à la tenue du dialogue national sans exclusive et au rétablissement de la paix au pays en 2001. Récemment, nous n’avons ménagé ni notre disponibilité, ni nos efforts pour initier et conduire la Concertation Citoyenne des ressortissants du Pool, dans l’objectif de juguler la crise environnementale et humanitaire dans ce département.  

Voici dix ans que dure cette crise. Malgré l’éloignement, nous avons été parmi les rares hommes politiques congolais, de l’intérieur comme de l’extérieur a avoir fait le déplacement de N’kampa, à la rencontre du Révérend Pasteur N’TUMI pour parler paix, avec tous les risques et frais que cette démarche engage.   

La Griffe : Depuis temps, les mots critiques qui reviennent contre le régime de Brazzaville sont l’enrichissement illicite, la corruption, la concussion, l’achat de conscience, etc. Et, voici plus de dix ans, jour pour jour, vos dénonciations n’ébranlent jamais ce pouvoir qui, comme qui dirait, s’accroche à cet adage « le chien aboie la caravane passe ». Quelle politique comptez-vous mener pour arrêter cette hémorragie, car la force de l’opposition est également celle de faire des propositions aux gouvernants ? Et, que comptez-vous faire si ces derniers ne semblent pas l’entendre de cette oreille ?  

Notre combat ne vise pas que le pouvoir de Brazzaville. Nous luttons contre un système qui spolie et humilie le peuple congolais. Ensemble les frères «DUPONT» du Congo sont les tenants du « Colonialisme National ». A ce titre, ils sont tous corrompus et, nous les combattons sans ménagement, ni complaisance. Un jour approche où leur caravane s’arrêtera devant les aboiements de la justice des hommes, pour répondre de leurs crimes de sang et forfaits économiques.  

Nous sommes pour une commission vérité et réconciliation. Lutter contre les anti-valeurs tels que la corruption, les abus de biens sociaux, la concussion, l’achat des consciences impose que soit moralisée la vie publique.   Aussi, la Diaspora est-elle favorable à la création à terme d’un Ministère d’Etat chargé de la bonne gouvernance et de la lutte contre les biens mal acquis.   

Les moyens de lutte démocratiques sont bien évidement privilégiés dans le cadre de la restauration de la démocratie véritable dans le Pays. Au cas où, «l’autisme» et l’arrogance de certains primeraient, le peuple aura le dernier mot. Ne dit-on pas que personne ne peut tromper tout le peuple et tout le temps ? Ce sera une épreuve de Rupture pour tous.  

La Griffe: Vous êtes artisan de la réconciliation des fils et filles du Pool. Comment justifiez-vous votre absence à cette retrouvaille à Kinkala ?  

Vous faites bien de le rappeler, car le gouvernement tente de maquiller la vérité comme à son habitude. L’église de son côté n’a rien fait non plus pour rétablir la vérité, une et immuable. Depuis que nous avions dénoncé publiquement en Mai 2007, la main noire du Gouvernement dans le Pool, ce dernier nous a traité en paria pour la suite de la démarche.  

La publication d’un pamphlet contre nous dans la presse congolaise par les services du Premier Ministre en dit long. A Kinkala, tout le monde a été amnésique. C’est comme si nous n’avions joué aucun rôle dans ce dossier.   

Dieu sait combien nous avons dépensé de fonds propres, d’énergie et de temps au détriment de la famille. Les risques bravés ne sont méconnus de personne. A l’arrivée, par la mauvaise foi des hommes, nous n’avons même pas été gratifiés d’un simple merci.  

Nous concernant, c’est sans haine que nous remercions encore une fois, tous ceux qui avaient accepté de nous accompagner dans cette entreprise de pacification du Pool, tant au Congo que dans la Diaspora. Le peuple congolais trouvera à travers ce morceau d’architecture, les raisons de notre absence aux retrouvailles de Kinkala. Ceci étant, nous sortons de l’épreuve encore plus déterminée qu’avant dans notre engagement pour ce pays meurtri.   

La Griffe: L’affaire N’tumi continue à défrayer la chronique et ce dernier n’est toujours pas sortie de ce département. Peut-on dire que cette affaire est un véritable casse-tête chinois? Et, que pense la diaspora congolaise pour résoudre ce problème qui fait couler tant de salive et de sang ?  

Depuis l’initiative de la Concertation citoyenne des ressortissants du département du Pool, il n’y a plus de problème N’TUMI. Ce dernier a été nommé Ministre par le Président de la République. Il revient au Premier Ministre, pour une fois, de prendre ses responsabilités afin que le maillon manquant de la chaîne gouvernementale rejoigne le cabinet. Tout le reste n’est que cinéma et manipulations politiques. Il est possible que dans les jours proches, la Diaspora propose une démarche de la dernière chance.  

La Griffe : Pour terminer, monsieur le Président que dites-vous de la date des élections locales qui a encore fait un faux-bond au Congo Brazzaville ? A propos, irez-vous toujours en rang dispersé à ces locales comme aux législatives de 2007 ?  

Nous faisons corps avec les douleurs et les pleurs quotidiens de nos compatriotes, privés de liberté, d’éducation, de soins de santé, d’eau potable, d’électricité, de repas à satiété, d’emploi, de transport public et d’amour.   

Obnubilé par sa réélection, le Président, vient avec la publication de son gouvernement de rater sa session de rattrapage.  

La prime à la guerre est encore de mise dans le pays. Tout comme pour une bicyclette, ce gouvernement est pour le pays une roue dont la chambre à air est usée. Elle ne mérite que d’être changée. Il comporte certainement des exceptions comme Monsieur Charles Zacharie BOWAO, malheureusement non utilisé à sa juste valeur. Nous saluons l’intégrité, l’éthique et les compétences de l’homme. C’est aussi cela l’opposition constructive, jouer de la tolérance et du respect de l’adversaire politique.  

Propos recueillis par Robert Gaillard

 
< Précédent   Suivant >
Actualité en Images

LE CONGRES CONSTITUTIF
Le Congrès Constitutif

APRES LE MEETING
Après le meeting

ARRIVEE AU CENTRE CULTUREL SONY LABOU TANSI
Centre Culturel Sony Labou Tansi

ARRIVEE A MAYA MAYA
Aéroport Maya Maya

LE CONGRES CONSTITUTIF
Le Congrès Constitutif
Flash Info
Info Diaspora Les membres du Congrès du Peuple de la diaspora se sont retrouvés le 08 février dernier à Pertius. A l'ordre du jour : Le compte rendu du séjour du délégué du Consensus Citoyen à Brazzaville sur les préparatifs du Congrès Constitutif du "Congrès du Peuple". Le déroulement dudit Congrès et les perspectives de déploiement du Parti sur tout le territoire national. Sur ce dernier point, un effort exceptionnel est demandé aux Membres de la diaspora pour le financement de la visibilité et des actions socio-économiques du Parti.  Details...

Info Commission Permanente La Commission Permanente du Congrès du Peuple s'est réunie le 13 février 2007 pour préparer la première session ordinaire du Comité Central. A cette occasion seront examinés et adoptés les Statuts du Parti, son Règlement intérieur, toutes ses instances dirigeantes et le programme du déploiement du Parti sur tout le territoire.  Details...



Info Pratique Appel à la mobilisation générale de tous les membres du Congrès du Peuple, aux Cadres et aux Militants, dans le cadre de l'animation quotidienne de notre Site, veuillez vous manifester auprès du Commissaire National aux Relations Extérieures, Chargé des Nouvelles Technologies de l'Information et des Activités Economiques. Merci pour votre réactivité militante.  Details...

Newsletter






Sondage
Souhaitez-vous participer à la vie democartique du Congo ?
 
Qui est en ligne
Il y a actuellement 11 invités en ligne
© 2010 Le Congrès du Peuple - Tous droits réservés
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.