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Au Congo Brazzaville, nonobstant les démarches officielles des Forces vives du pays, représentées par :
- certains partis politiques de l'opposition et de la majorité,
- la société civile et des personnalités indépendantes,
appelant le gouvernement de la République à rechercher un consensus minimum opérationnel pour une transparence électorale; ce dernier a convoqué pour ce jour 24/06/07 le Premier tour des élections législatives.
LE CONGRES DU PEUPLE PRESIDENCE DU COMITE CENTRAL CHARGEE DE LA COORDINATION ET DE L'ORIENTATION DE LA POLITIQUE GENERALE DU PARTI --------------------------------------- Unité – Solidarité – Liberté --------------------------
Communiqué de presse relatif au premier tour des élections législatives du 24 juin 2007
Au Congo Brazzaville, nonobstant les démarches officielles des Forces vives du pays, représentées par :
- certains partis politiques de l'opposition et de la majorité,
- la société civile et des personnalités indépendantes,
appelant le gouvernement de la République à rechercher un consensus minimum opérationnel pour une transparence électorale; ce dernier a convoqué pour ce jour 24/06/07 le Premier tour des élections législatives.
Comme il fallait s'y attendre, ce scrutin est un échec, un fiasco total. A l'heure actuelle, nous informons l'opinion nationale et internationale que les opérations électorales en cours connaissent une désorganisation sans précédent.
Des incidents se multiplient dans la majorité des circonscriptions électorales sur l'ensemble du territoire national. Pendant que de nombreux bureaux de vote, tant dans la capitale qu'à l'intérieur du pays sont restés fermés depuis ce matin, d'autres ont tout simplement fermé leurs portes. Par ailleurs, au regard de ce fiasco, de nombreux partis politiques participant malgré tout au scrutin, ont décidé du retrait de leurs candidats de la course.
La non maîtrise en amont du corps électoral et la volonté clairement affichée par le gouvernement de la République, de violer la souveraineté populaire, sont responsables de ce chaos politique. La démobilisation du Peuple par rapport à cette mascarade électorale, est un cinglant avertissement aux autorités de Brazzaville.
Désormais, le Peuple entend prendre son destin à bras le corps. C'est la fin du "Colonialisme national", l'oppression du Peuple par une oligarchie nationale qui doit son existence à la compromission politique et la prédation économique.
Au regard du constat sur le terrain, ce scrutin ne mérite ni plus ni moins qu'une invalidation. Aussi, Le Congrès du Peuple se joint à l'ensemble des Forces vives nationales, pour mettre un terme au Coup d'état Permanent comme logiciel politique de gestion des affaires de la cité.
Afin de sauver la jeune démocratie congolaise, Le Congrès du Peuple appelle à l'unité d'action de l'ensemble des Forces vives congolaises, en symbiose avec le Peuple souverain. Le Congrès du Peuple, demande par ailleurs au gouvernement et au Président Denis SASSOU N'GUESSO, de revenir aux bons sentiments républicains et de travailler avec tous les foyers d'opinions du pays à la recherche d'un consensus minimum pour des élections libres et transparentes, respectueuses du pouvoir du Peuple par le Peuple.
Pour Le Congrès du Peuple, ce consensus minimum appelle l'annulation sans conditions du présent scrutin. Il doit s'appuyer sur :
1 - Un recensement administratif spécial dans les règles de l'art sur l'ensemble du territoire national, y compris dans les anciennes zones de guerre ;
2 - Un découpage électoral concerté et conforme aux réalités démographiques nationales ;
3 - Une campagne électorale libre et équitable pour l'ensemble des Forces politiques en compétition électorale sur toute l'étendue du pays ;
4 - Une Commission Electorale Véritablement Autonome et Impartiale ;
5 - Une révision constitutionnelle sans délais entérinant ce consensus minimum opérationnel sur des élections libres et transparentes.
La Réconciliation nationale véritable, le Renouveau démocratique et la Reconstruction du pays sont fortement tributaires d'une ambiance électorale apaisée et apaisante. Pour le Président de la République, cela est une question d'honneur, de crédibilité et de dignité personnelles vis à vis de l'opinion nationale et internationale. Chacun doit être capable d'assumer sa part de vérité, de mensonge et de responsabilité dans la tragédie politique congolaise, aujourd’hui et pour l’histoire.
Le Président
Dr Marcel GUITOUKOULOU
A Brazzaville, le 24 Juin 2007
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