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Page 1 sur 6 DISCOURS PROGRAMME PRONONCE PAR LE DOCTEUR MARCEL GUITOUKOULOU, PRESIDENT DU COMITE CENTRAL COMMISSAIRE A L'ORGANISATION CHARGE DE LA POLITIQUE GENERALE, ELU AU CONGRES CONSTITUTIF DU « CONGRES DU PEUPLE » LE 04 FEVRIER 2007, A BRAZZAVILLE  Marcel Guitoukoulou, Président du Comité Central Mesdames et Messieurs les invités, Mesdames et Messieurs les délégués, Mes sœurs et frères, Mes compagnons de lutte, Mes camarades et chers compatriotes,
Au terme des travaux du congrès constitutif de notre Parti, Le CONGRES DU PEUPLE, vous avez placé entre mes mains le destin de notre vecteur politique. Pour cette confiance, je tiens à vous exprimer avec solennité ma profonde gratitude. Tout en vous remerciant du fond de moi-même, je relève la densité du travail à accomplir. Les chantiers à déblayer au service de notre pays, seront à tout point de vue une oeuvre commune, à laquelle dors et déjà j'invite chacun et chacune d'entre vous.
Je refuse de reproduire les écueils de nos Partis traditionnels, aujourd'hui en crise de confiance réelle avec le Peuple congolais, unique détenteur de la souveraineté nationale. La bipolarisation politique stérile, Majorité-Opposition qui a enseveli notre démocratie est donc à combattre. Le Peuple rugit, il peste contre la dictature de la pensée unique et nous place dorénavant, face à une responsabilité historique, celle de bâtir sans délais dans notre pays, une Alternative Politique dans un esprit d'Ouverture, de Rassemblement et de Rupture. Cette dynamique de mobilisation populaire, ne laissera personne au bord de la route, l'Ouverture, se fera en direction des idées progressistes, le Rassemblement sera celui de toutes les énergies nationales. Enfin, la Rupture Couronnera les efforts de chacun d'entre nous, de violenter les privilèges indûment acquis, correspondant à une vision oligarchique de l'exercice délégué de la souveraineté nationale. Le terrain est hostile, la voie est étroite et le combat rude. Néanmoins, ma conviction est forte qu'au bout, la victoire est possible en dépit des épouvantails, des éteignoirs comme l'argent pollueur souvent agité par les tenants de l'obscurantisme politique dans notre pays. Le rêve du peuple congolais, d'émancipation contre le "colonialisme national" sera logiquement, la conséquence d'une nouvelle citoyenneté, taillée dans le rocher des enseignements d'une histoire nationale peu glorieuse pour le pays et peu gratifiante pour ses acteurs. Soyons donc ensemble, ses compagnons du devoir et ses maîtres d’œuvre du changement. Ecrite en lettres de sang, le sang des innocents, victimes directes ou indirectes de l'intolérance politique, notre histoire est une nébuleuse. Elle mêle compromission politique et prédation économique. Hier comme aujourd'hui, tous les régimes successifs, toute l'élite politique confondue, la majorité comme l'opposition, tous ont contribué à la décadence du pays. Ils lèguent à la postérité un tissu social totalement détruit, un patrimoine culturel complètement aliéné et des poumons économiques forcément asphyxiés. Aujourd'hui, le pays est grabataire; le peuple est une armée sans Général, ni plan de bataille, son ennemi est fluide, donc insaisissable. Devant pareille décrépitude et délitement de l'Etat, de son autorité; la politique de l'autruche et la langue de bois, je récuse. J’accuse, oui j'accuse une certaine élite de forfaiture, contre les droits et libertés citoyens, contre la dignité humaine, contraires à la morale chrétienne, ferment de notre culture. Elle est implicitement tenue pour responsable de comportements déviants ayant conduit à : - l'insécurité économique, causée par la mauvaise gestion et manifestée, par la paupérisation toujours et encore plus croissante de la population ;
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